Jeunes Socialistes pour la Rénovation

Fiche bilan de la droite 2002-2007; "l'emploi des jeunes"

 

EMPLOI-JEUNES

Loi n°2002-1095 du 29 août 2002 portant création d'un dispositif de soutien à l'emploi des jeunes en entreprise

 

Contenu du texte

- Loi créant le « contrat jeune en entreprise » pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes dans le secteur marchand

- Contrat destiné aux jeunes âgés de 16 à 22 ans dont le niveau de formation est inférieur à un diplôme de fin de second cycle de l'enseignement général, technologique ou professionnel (baccalauréat)

- Les employeurs bénéficient d'une aide de l'Etat dégressive d'une durée de 3 ans

Soutien financier équivalent à une exonération des charges sociales patronales fixé par l'Etat en fonction du niveau de rémunération et de la durée de travail

 

Conséquences concrètes sur le terrain

- Premier bilan d'application en juillet 2003 : 80 000 contrats signés, or le chômage concerne, à l'époque, plus de 410 000 jeunes

- Concurrence de ce dispositif avec les contrats de qualification (qui ont chuté de 5,4% de 2002 à 2003)

 

Position du groupe socialiste

- Aucune action de formation n'est prévue au bénéfice du jeune dans le cadre de dispositif

Les conditions de l'accès éventuel de ces jeunes aux actions du plan formation de l'entreprise peuvent être envisagées par un accord ou une convention de branche

- Dispositif mis en place dans le secteur marchand, alors que le gouvernement Raffarin remettait en cause les emplois jeunes dans le secteur public

- A la demande du MEDEF, dispositif ouvert à l'ensemble des entreprises alors qu'à l'origine dispositif limité aux entreprises employant au plus 250 salariés

 

 

Loi n°2006-396 du 31 mars 2006 pour l'égalité des chances

 

Contenu du texte

- Formation apprenti junior dès l'âge de 14 ans

- Contrat de responsabilité parentale

- Contrat première embauche

- Règles minimales d'encadrement des stages : obligation d'une convention de stage, rémunération sous forme de gratification pour les stages de plus de 3 mois, durée maximale des stages fixée à 6 mois, couverture obligatoire contre les accidents du travail, de trajet ou de maladies professionnelles

 

Conséquences concrètes sur le terrain

- Une proposition de loi UMP a été très rapidement adopté pour supprimer le CPE et le remplacer par une renforcement des dispositifs issus de la loi Fillon de 2003 sur les contrats jeunes en entreprise et une modification des règles du CIVIS (contrat d'insertion dans la vie sociale)

- En 2005, Conseil Économique et Social (CES) estime à 800 000 le nombre de stagiaires (4% de la population active). On peut également évaluer à près de 100 000 les emplois camouflés sous des stages.

- Le décret d'application de la loi sur l'égalité des chances du 31 mars 2006 sur la rémunération des stages de plus de 3 mois est toujours en attente un an plus tard.

 

Position du groupe socialiste

- Censé rendre effective l'intégration des jeunes des quartiers difficiles pour mettre fin aux situations de discrimination et d'exclusion, cette apporte une série de réponses inadaptées et dangereuses pour la cohésion sociale et qui contribuent à stigmatiser un peu plus les jeunes

 

Loi n°2006-457 du 21 avril 2006 pour l'accès des jeunes à la vie active en entreprise

 

Contenu du texte

- Proposition de loi qui comprend un article unique, qui remplace le CPE par la modification de plusieurs dispositions sur le contrat jeune en entreprise SEJE (soutien à l'emploi des jeunes en entreprises) et complétant le dispositif CIVIS (contrat d'insertion à la vie sociale).

- SEJE : champ des bénéficiaires élargi aux jeunes de 16 à 25 ans (au lieu de 22 ans), durée de l'aide ramenée à 2 ans (au lieu de 3 ans)

- CIVIS : quatre voies : un emploi précédé d'une formation préparatoire si nécessaire, une formation professionnalisante pouvant comporter des périodes en entreprise, une action spécifique pour les jeunes ayant des difficultés particulières d'insertion, une assistance dans la recherche d'emploi, ou dans une démarche de création d'emploi

 

Conséquences concrètes sur le terrain

- Quand les moyennes nationales ont parfois atteint 11% ; le taux de chômage chez les jeunes est de 23%

 

Position du groupe socialiste

- L'employeur pourra toujours préférer la solution de facilité en embauchant dans le cadre d'un SEJE au lieu d'embaucher un apprenti et pour les contrats de professionnalisation dont le soutien de l'Etat est inférieur

- L'orientation des jeunes est visiblement beaucoup plus directive et déterminée essentiellement en fonction des emplois offerts sur le marché du travail sans tenir compte des aspirations du jeune concerné et sans objectif à terme d'une démarche de qualification absente du contenu du nouveau dispositif CIVIS

 

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