Jeunes Socialistes pour la Rénovation

POUR UNE NOUVELLE REPUBLIQUE

;Est-il encore utile de décrire la lente décomposition du système politique à laquelle nous assistons depuis plusieurs années ? Impunité politique et judiciaire du Président de la République, confusion permanente des pouvoirs, enfermement et isolement des dirigeants, disparition de la délibération politique sur les grands choix nationaux, absence de contrôle démocratique sur les finances publiques, manipulation de la justice par l’exécutif, ainsi le « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » est devenu celui sans le peuple et contre lui ! Parce que la population ne se sent plus représentée ou dans l’incapacité de se faire entendre, elle se sent trahie. Alors, s’installe dangereusement la montée de la violence et celle du populisme.

Face au déficit de la démocratie, Ségolène Royal propose de fonder, dès les premiers jours de son mandat, une nouvelle République.

Remède choc contre le populisme, cette République permettra de reconstruire l’adhésion perdue à la démocratie politique, réconciliera le peuple avec ses dirigeants et réarmera le politique dans un monde déréglé et dérégulé où nos adversaires voudraient que nous nous habituions à vivre sans règle et sans autre loi que celle dictée par le marché. Cette République nouvelle sera fondée sur le principe selon lequel les pouvoirs doivent rendre des comptes, c'est-à-dire de s’exercer sous le contrôle d’un autre pouvoir.

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Pour une réelle démocratie sociale



Le système actuel : une amélioration insuffisante

Le travail de nombreux salariés du privé (environ 95%), est réglementé par la négociation entre les syndicats dit représentatifs et le patronat. C'est la négociation collective.

Le système actuel issu de la loi Fillon de 2003 est venu mettre fin à une situation absurde. En effet il était possible auparavant de voir un accord collectif s'imposer à l'ensemble des salariés alors qu'il avait été signé entre un patron et un syndicat minoritaire. Cette possibilité est la conséquence de la présomption de représentativité accordé aux cinq centrales syndicales. (CFDT, CGT, CFTC, FO, CGC). Même extrêmement minoritaires au sein d'une entreprise ces centrales pouvaient signer des accords collectifs. Même un seul salarié mandaté par un syndicat absent de l'entreprise pouvait alors signer un accord qui s'imposerait à l'ensemble des salariés.

La loi Fillon a mise en place la notion d'accord majoritaire. Depuis, au sein d'une branche, les accords signés n'ont de valeur que si les syndicats signataires sont majoritaires dans l'entreprise. Si l'accord est signé par un syndicat minoritaire, il ne peut être appliqué qu'à la seule condition que des syndicats majoritaires ne s'y opposent pas.

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La VIe République: bien plus qu'un changement de numéro... par Walid BERRISSOUL



On y est. Les évènements politiques de ces derniers mois ( CPE, Clearstream, crise Villepin/majorité...), conjugués à l'approche d'élections présidentielle et législative ont au moins eu le mérite de briser un tabou: la Ve République serait en crise. En effet, le terme "crise de régime" s'emploie aujourd'hui sans crainte jusque même - un comble - dans les rangs de la chiraquie.

Sans doute que l'après 2007 donnera lieu à des changements institutionnels importants, dans un sens comme dans l'autre. Dans tous les cas, la question des institutions est une question centrale, loin d'être née de la dernière pluie. La crise de régime est une constante sous la Ve République, et les évènements récents n'ont fait que l'exacerber. Dès lors, il ne s'agit plus de savoir si il y'aura ou non changement de régime mais plutôt de savoir comment et surtout vers où nos institutions s'orienteront-elles.

La VIeme République n'est pas qu'un label mais un véritable projet introduisant une véritable réflexion sur le rôle des institutions politiques dans la vie politique, les politiques publiques et sur le citoyen. La question des institutions n'est pas centrale par enjeu électoral, mais parce que c'est le système qui fait la politique, et non la politique qui fait le système. Ce ne sont pas des hommes seuls qui font les politiques, ce sont des individus dans un système institutionnel qui agissent à tous les niveaux de la décision. Reconnaître et promouvoir cela, c'est en quelque sorte reconnaître et vouloir la démocratie: si les institutions ne jouent qu'un rôle mineur, préférons la dictature à cette si gênante démocratie!

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