Jeudi 5 Octobre 2006
Pour le renforcement des libertés collectives, face aux dérives sécuritaires, une réforme de la justice
Par jsr, Jeudi 5 Octobre 2006 à 10:40 GMT+2 dans - Justice
Rénover la justice pour changer la société
La rénovation que nous portons passe, comme chacun le sait, par une réflexion profonde sur la forme et l'action de nos institutions. Tous constatent une nécessaire réforme des institutions mais beaucoup renoncent devant l'ampleur de la tâche et devant le travail de pédagogie préalable à de tels changements. Rénover Maintenant peut et doit porter ce combat, qui fonde notre identité collective et qui est le préalable à la profonde transformation sociale que nous appelons de nos voeux.
Le mode d'organisation de la justice française, dont les difficultés font l'actualité, doit être remis en question. Déjà, il y a plus de vingt ans, le Syndicat de la Magistrature (SM) alarmait l'opinion sur le temps moyen de traitement des dossiers, dangereusement court. La situation a changé : elle s'est dégradée. Même si ce critère ne doit pas être le seul à prendre en compte dans l'analyse de l'institution judiciaire, le manque de soutien financier de l'Etat à sa justice décrédibilise l'institution. De plus, les attaques continues de la droite sur la justice (présomption d'innocence et justice de proximité par exemple) n'incitent pas les justiciables à respecter l'autorité de l'Etat et amène à une crise de légitimité des agents de la force publique. Le déséquilibre du rapport prévention/répression trouve dans les tribunaux son expression la plus cruelle.
La rénovation que nous portons passe, comme chacun le sait, par une réflexion profonde sur la forme et l'action de nos institutions. Tous constatent une nécessaire réforme des institutions mais beaucoup renoncent devant l'ampleur de la tâche et devant le travail de pédagogie préalable à de tels changements. Rénover Maintenant peut et doit porter ce combat, qui fonde notre identité collective et qui est le préalable à la profonde transformation sociale que nous appelons de nos voeux.
Le mode d'organisation de la justice française, dont les difficultés font l'actualité, doit être remis en question. Déjà, il y a plus de vingt ans, le Syndicat de la Magistrature (SM) alarmait l'opinion sur le temps moyen de traitement des dossiers, dangereusement court. La situation a changé : elle s'est dégradée. Même si ce critère ne doit pas être le seul à prendre en compte dans l'analyse de l'institution judiciaire, le manque de soutien financier de l'Etat à sa justice décrédibilise l'institution. De plus, les attaques continues de la droite sur la justice (présomption d'innocence et justice de proximité par exemple) n'incitent pas les justiciables à respecter l'autorité de l'Etat et amène à une crise de légitimité des agents de la force publique. Le déséquilibre du rapport prévention/répression trouve dans les tribunaux son expression la plus cruelle.




