Lundi 12 Mars 2007
ACCES GRATUIT A LA CONTRACEPTION
Par jsr, Lundi 12 Mars 2007 à 18:00 GMT+2 dans - Questions de société
Un jeune sur 10 déclare n’avoir utilisé ni le préservatif, ni la pilule, lors du premier et du dernier rapport sexuel. 14% des femmes de moins de 25 ans disent avoir eu recours à la pilule du lendemain.
Dans la même tranche d’âge, 7.6% des femmes interrogées affirment avoir déjà eu recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).
Près de la moitié des IVG concernent des femmes de 20 à 29 ans et 11% des moins de 20 ans.
On constate que l’évolution des connaissances, attitudes, comportement et croyances face à la sexualité notamment aux conséquences liées aux SIDA montrent que depuis quelques années il y a un relâchement des comportements et de la protection.
Une jeune fille sur quatre dit utiliser le préservatif comme moyen contraceptif.
Une grossesse non désirée ou un avortement ont des conséquences à vie. Avoir recours à un avortement n’est jamais fait de gaîté de cœur. C’est un droit essentiel qui comme tout droit doit être exercé avec la plus grande humanité. Il faut le rappeler, l’avortement est un traumatisme, déjà au sens biologique mais également psychologique et ne peut en aucun cas être considéré comme un moyen de contraception. C’est pourquoi, la prévention par la contraception, même si elle n’est pas fiable à 100%, reste le moyen le plus sur d’éviter un acte douloureux.
L’accès gratuit à la conception pour les femmes de moins 25 ans est primordial car il renforce l’égalité entre les femmes : qu’elles soient issues d’un milieu modeste ou non, d’un milieu où la parole liée à la sexualité soit libre ou non, elles auront la même possibilité de choisir le type de contraception le plus adapté à leur vie.
Expliquer la contraception avec plus d’information et de prévention est vecteur de l’indépendance et de la liberté des femmes dans notre société. La proposition de Ségolène Royal constitue une grande avancée pour le combat de la liberté des femmes.
La maîtrise de sa sexualité et de son corps est le gage de l’émancipation de la femme et plus largement celle de la société.





