Jeunes Socialistes pour la Rénovation

Arnaud Montebourg déclare sa candidature à la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

 

La victoire de la droite malgré 5 années de pouvoir et un bilan affligeant, appuyée sur le renouvellement de ses discours, de ses projets et de ses équipes, doit nous conduire à de sérieuses remises en question. La difficulté chronique de la gauche à convaincre la société française de ses choix, ainsi que ses divisions entretenues à l'excès, l'obligation qui nous sera faite d'inventer une alternative concrète et constructive aux décisions du nouveau pouvoir, ces faits m'ont conduit à proposer ma candidature à la présidence du groupe des députés socialistes.

Cette candidature est d'abord inspirée par l'esprit de combativité, tant à l'égard d'une République qui change sous nos yeux de nature, prenant le chemin de la confusion dangereuse des pouvoirs, qu'à l'encontre de la fin programmée des garanties collectives placée à l'ordre du jour du gouvernement.

Elle est aussi inspirée par la passion des idées nouvelles et l'esprit de créativité qui doit nous donner la force intellectuelle et politique d'une opposition constructive, ancrée dans nos valeurs et crédible dans sa mise en oeuvre.

Elle est enfin guidée par l'esprit d'unité, où les expériences, les talents, les trajectoires doivent s'additionner plutôt que se paralyser mutuellement. La conjugaison de toutes les forces de gauche au parlement doit ainsi permettre une contribution déterminante à notre refondation.

J'ai informé le président du groupe, le premier secrétaire du Parti, ainsi que notre candidate à l'élection présidentielle du dépôt de la présente candidature.

Arnaud Montebourg, Député de Saône et Loire

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Arnaud Montebourg : "Rien ne sera plus comme avant à gauche, au PS. Je prendrai toute ma part de responsabilité dans la reconstruction."

Le suffrage populaire a parlé.

Je remercie sincèrement et chaleureusement les électeurs Bressans, du Val de Saône, de leur fidélité et de leur présence indéfectible à mes côtés.

Dans la tempête politique que nous avons traversé ensemble, nous nous sommes donnés la main, et mené le combat à son but, et ce malgré les intimidations, le travail de sape, le colportage de la haine et l'importation dans cette campagne de méthodes plus propres au monde du renseignement que respectueuses des usages de la démocratie parlementaire.

Nous avons surmonté ensemble le péril de l'écrasement promis et annoncé par avance !

Je tiens ce soir à dire aux bressans que cette preuve de confiance et d'attachement dans ce moment difficile est l'acte le plus généreux qu'ils ne m'aient jamais adressé depuis 10 ans que nous travaillons ensemble. Je m'en souviendrai longtemps.

Nous avons défendu avec passion la démocratie, l'équilibre démocratique, la nécessité du contrepouvoir, toutes choses relevant de la Vie République.

Nous avons soutenu les valeurs de la solidarité, les garanties collectives comme la Sécurité Sociale, la retraite.

Je l'ai fait pour ces ouvriers, salariés, retraités, commerçants et artisans écrasés par le système économique, et trompés par le système politique. Ils doivent savoir que pendant ces 5 prochaines années, je me tiendrai à leur côté.

Quant à la gauche, je la crois responsable de la situation dans laquelle elle s'est elle-même placée. Elle ne pourra pas incriminer cette fois personne d'autre qu'elle-même :

-  Elle a refusé de regarder la réalité de la société française et du monde en face et d'y adapter et faire évoluer ses propositions, son discours et son projet.
-  Elle a refusé de réformer son organisation dépassée, minée par des écuries aussi autodestructrices que déchirantes.
-  Elle a refusé de donner aux générations nouvelles la clé de l'avenir, préférant installer le PS dans l'immobilisme plutôt que de transmettre le témoin à une nouvelle génération de responsables publics qu'elle avait le devoir de préparer à l'exercice du pouvoir.

Il y a eu le temps des éléphants, désormais résolu et dont la page se tourne définitivement. Voici maintenant venu le temps enthousiasmant des jeunes lions : sereins, puissants et capables des meilleurs combats.

Il est bien certain désormais que rien ne sera plus comme avant à gauche, au Parti Socialiste. Nul doute que je prendrai toute ma part de responsabilité dans la reconstruction de cet avenir.

à Louhans (Saône-et-Loire), déclaration d'Arnaud Montebourg après sa victoire le 17 juin 2007

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Tombés au champ du travail, par Françoise Mesnard

Le silence sur les souffrances et les détresses du monde professionnel n'est brisé que par le suicide.

Le travail est la cause des catastrophes sanitaires les plus importantes actuellement dans notre pays. ­ Drame de l'amiante avec ses 100 000 morts programmés. Suicides en série dans les entreprises, partie émergée d'une souffrance au travail grandissante responsable de véritables épidémies de dépressions et d'épuisement professionnel. Les 15 000 morts de la canicule avaient déclenché déclarations retentissantes, démissions en série, enquêtes parlementaires et dispositions réglementaires. Aujourd'hui, les catastrophes sanitaires liées au travail ne déclenchent qu'un silence assourdissant.

Les veuves de Dunkerque manifestent en vain sur la place publique, les médecins du travail écrivent des livres blancs. Rien. Les morts tombés au champ du travail sont frappés par une loi du silence que rien ne vient lever. Pendant ce temps, dans le secret de nos cabinets médicaux, se raconte la détresse de tous ces salariés dont la dignité et l'estime de soi ont été déglinguées par le travail.

Souffrance indicible tant le travail occupe une place importante pour chacun d'entre nous dans l'épanouissement et la réalisation de soi.

Parce que personne ne peut mettre sa vie entre parenthèses quand il est au travail. Parce que parfois le travail envahit tout l'espace.

Le suicide est le geste ultime de celui qui ne voit plus d'issue et qui n'a plus le courage de continuer.

Alors quand les soucis personnels se surajoutent, c'est l'implosion, le dévissage brutal et incompréhensible pour l'entourage.

Surcharge, pression, complexification, contrôles incessants, procédures ­in­a­daptées, objectifs irréalistes - quotidien de nombreux salariés - sont les causes de cette épidémie.

Dans cette bataille pour bien faire leur travail, les salariés y laissent plus que la sueur de leur front, car la grande majorité y mettent le meilleur d'eux-mêmes. Et ils y perdent aussi le meilleur d'eux-mêmes.

Face à cette détresse, nul n'est besoin de convoquer psychiatre et gestionnaire du stress. C'est le travail qu'il faut ­convoquer. Car c'est le travail qui est ­malade. Dialogue autour de la réalité du travail quotidien, aménagement de l'organisation du travail, règles de métier collectives, respect des limites physiologiques humaines, formation et promotion sociale sont les seuls traitements efficaces dans cette nouvelle catastrophe sanitaire qui s'annonce.

Soigner le travail doit être déclaré priorité nationale de santé, et les traitements, mis en œuvre dans chaque entreprise. Vite.

Françoise Mesnard est Médecin du Travail, et Vice Présidente de Rénover Maintenant

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Montebourg au Conseil National du PS : "Il faudra donc faire preuve d?ingénierie politique, de créativité idéologique, et il faudra, c?est vrai, refonder."

Chers camarades, dans cette magnifique campagne qui laisse derrière nous des moments extraordinaires, nous avons vu, après les résultats de ce scrutin, réapparaître les deux France : à l'ouest, baignée dans la tradition démocrate chrétienne, plus urbaine, plus optimiste d'ailleurs, à l'est, la France, qui d'ailleurs avait voté non massivement au TCE, cette immense flaque bleue qui ensevelit d'ailleurs beaucoup de nos positions politiques, plus rurale, davantage périurbaine, et qui a fusionné et réalisé la fusion dans les urnes des trois droites.

Nous avons pu observer aussi les avantages stratégiques pris par nos adversaires, une organisation partisane quasi militaire autour d'un leadership de moins en moins contesté au fil du temps, une offre politique nouvelle à droite que nous avons su qualifier, mais que nous n'avons pas su vaincre. Saisissement de thèmes nouveaux. Positions politiques nouvelles, quand elles n'étaient pas dangereuses et provocatrices, jusqu'à l'atlantisme qui a été assez clairement assumé dans cette campagne. Une démonstration de puissance et de force dont nous n'avons pas pu offrir le pendant.

La droite n'est quand même pas, il faut le dire, sans contradictions et sans faiblesses. Nous avons pu observer les dérives démagogiques de l'adversaire, les promesses sans limite, et y compris sur le terrain social qu'il a cherché à occuper sur nos thèmes, il ne suffisait pas qu'il s'emparât de certains de nos symboles de nos grands dirigeants du siècle précédent, il est allé sur notre terrain, et y compris faire des propositions, et la question : est-ce qu'il y aura une opposition suffisante ? Nous disposons aujourd'hui d'une majorité UMP, 67 % des sièges, il suffira qu'une opposition suffisamment forte puisse mettre le doigt sur ces contradictions dès la campagne des législatives.

Préférence européenne et communautaire, comme il l'a affirmé, protection de l'agriculture et de l'industrie comme il l'a prétendu, ou adaptation du pays aux standards anti-sociaux de la mondialisation. Augmentation des plus petites retraites, plus 25 % a-t-il même déclaré pendant le débat, ou diminution des impôts, comme le bouclier fiscal en est la préfiguration, et réduction paraît-il de la dette.

Il faudra bien que nous soyons présents sur les failles politiques de ce qui pourrait, si nous n'y prenons pas garde, être, c'est vrai, certains l'analysent ainsi, je pense que nous pouvons encore avoir quelques doutes, un nouveau cycle politique dans le pays par rapport à la remise en question des compromis sociaux et politiques, notre premier secrétaire le faisait justement observer, noué il y a cinquante ans dans les accords passés avec le gaullisme dans la période de la Libération.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

"Consacrer désormais toutes nos forces à poursuivre la rénovation pour définir un projet de gauche adapté à la société d?aujourd?hui " par Thierry Mandon et Arnaud Montebourg

 

En obtenant Dimanche 47% des voix dans un scrutin présidentiel marqué par une participation électorale record, Ségolène Royal a réussi, dans des conditions très différentes, à repositionner la gauche au niveau où Lionel jospin l'avait placé aux présidentielles de 1995. Beaucoup, comme nous tous, seront déçus par un résultat dont ils attendaient beaucoup plus, espèrant la victoire. Mais peut-on considérer comme une "terrible défaite", selon les mots même d'un procureur indécent qui n'a pas attendu 5mn après 20h, dimanche soir, pour prononcer son réquisitoire, ce qui finalement n'est que le résultat tristement logique d'un parti socialiste dont nous avons si souvent dénoncé les conservatismes et le manque d'audace.

Rendons donc d'abord et avant tout justice à Ségolène Royal des changements considérables qu'elle a imposé aux socialistes dans sa campagne de modernisation accélérée : Révolution démocratique avec la VIème République, nouveaux outils de régulation économiques et fiscaux, priorité écologique, redéfinition et réorientation d'un projet européen protecteur et volontaire, ambition pour l'égalité scolaire, parité authentique. Sur tous ces points, Ségolène Royal aura imposé en 6 mois au parti des avancées pour lesquelles nous nous battions depuis 5 ans sans succés. Il faudra d'ailleurs rappeler à ceux qui ont la mémoire courte et dénoncent les errements de la période 2002-2007 que nous avons eu la constance de refuser la paresse idéologique et doctrinale dans laquelle nous ont enfermés les congrès de Dijon et du Mans et que nous n'avons jamais abandonné nos combats pour quelques responsabilités d'appareil. Cela nous rend plus fort pour soutenir le début de rénovation engagée par la campagne de Ségolène Royal, consacrer désormais toutes nos forces à la redéfinition d'un projet de gauche adapté à la société d'aujourd'hui et souhaiter vivement que Ségolène Royal fasse le choix de s'y investir, quels que soient les choix difficiles qu'il faudra assumer.

lire la suite

1 commentaire - aucun rétrolien

Manifeste : Citoyennes, encore un effort, ou dix raisons de voter pour Ségolène Royal au premier tour (et au deuxième)



Yvette Roudy nous transmet le manifeste écrit par Michèle Sarde qui appelle à l’élection de Ségolène Royal au final exclusivement pour des considérations de genre. Argumentaire à diffuser et rediffuser sans hésiter.

Concitoyennes, qui représentez 52 % de l’électorat, voici dix arguments en faveur de l’élection de Ségolène Royal à la présidence de la République. Un job pourtant peu enviable. Contrat à Durée Déterminée avec heures supplémentaires obligatoires et infinies, où il faudra essuyer, pendant tout un quinquennat, les insultes, les crachats et les coups bas que ne manqueront pas de susciter le statut de porteuse de jupe ajoutée à la fonction de président. Mais qui nous permettra à nous les femmes de faire d’une pierre deux coups dans le plafond de verre professionnel et dans la chape de verre publique.

Je n’avancerai aucun argument politique ou partisan. Les idées et les programmes, on en a débattu et on en débattra. Quant à la personne, que je n’ai jamais rencontrée, elle a jusqu’à présent fait ses preuves. Mes objectifs sont ici inspirés par les seules considérations de genre.

Concitoyennes, aidons à faire gagner une femme, enfin en position de gagner parce qu’elle a su distancer ses compétiteurs.

1. Pour que nous sortions du placard, après un millénaire de loi salique où nous ne pouvions pas succéder au trône de France, deux siècles de code civil où nous étions considérées comme mineures à vie et un siècle de suffrage masculin d’où nous étions exclues.

2. Pour que nous soyons partie prenante dans une première historique : avoir quitté la sphère de l’influence et déléguer à l’une d’entre nous la légitimité d’un pouvoir qui nous a, jusque là, méprisées.

3. Pour appliquer à la magistrature suprême la loi sur la parité et revenir aux fondamentaux. Cinquième république : Cinq présidents, une présidente représenterait un quota de 16%. Petit commencement !

4. Pour faire changer de sexe le couple franco allemand : après De Gaulle Adenauer, Giscard Schmidt, et Mitterrand-Kohl, pourquoi pas Royal-Merkel ? Et pourquoi pas dans la foulée le reste de l’Europe qui nous a déjà précédées en Irlande, en Finlande et en Lettonie ?

5. Pour donner à nos filles l’envie de « faire présidente » plutôt que secrétaire à temps partiel et changer, en vrai, les modèles dans les manuels scolaires et les images dans les têtes. Toutes les petites filles n’ont pas envie de finir comme Jeanne d’Arc ou Marie Antoinette.

6. Pour changer les symboles de la République : une femme qui incarne la nation en chair et en os et pas seulement en allégorie sur les bustes des Mariannes. Une femme qui représente l’universel, c’est-à-dire les deux sexes, que seuls les hommes ont représentés jusque là.

7. Pour que le pays des droits de l’Homme devienne aussi le pays des droits de la Femme et parmi eux le premier de ces droits, l’accession par l’éligibilité à la magistrature suprême. Les femmes de la planète ont aussi besoin d’exemples et l’image de la France a besoin de se rafraîchir.

8. Pour démontrer que nous ne sommes pas jalouses qu’une autre femme ait tout juste quand nous avons le sentiment d’avoir tout faux ; couple, enfants, idées, intelligence, compétence, beauté... et succès. Si elle, elle y arrive, pourquoi pas nous ? Si elle ne se laisse pas victimiser, pourquoi nous ? Si elle a du courage, c’est que nous en avons toutes potentiellement, y compris pour la première fois celui de faire confiance à l’une de nos congénères.

9. Pour déclarer notre solidarité avec notre propre espèce et attendre d’elle, quand elle sera aux responsabilités, la même solidarité. Gagnant gagnant, c’est aussi donnant donnant. Que notre première présidente ne tire pas l’échelle derrière elle comme l’ont fait trop de femmes arrivées au pouvoir mais au contraire qu’elle nous fasse la courte échelle et nous aide à monter aussi !

10. Pour l’honneur.

Michèle Sarde

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

"Fabius : l’homme du passif ?" par Christophe Lantoine, SGA de RM



Il y a déjà bientôt trente ans, à la fin du siècle dernier, un jeune homme commençait sa carrière politique : élection au parlement en 1978, puis très vite, en 1981, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget jusqu’en 1983, puis ministre de l’Industrie et de la Recherche de 1983 à 1984. En juillet 1984, il succède à Pierre Mauroy en tant que premier ministre. Comment ne pas admettre, à l’époque, qu’un destin bien plus grand attendait ce jeune homme de 38 ans.

Un quart de siècle plus tard, s’interroger sur cet homme revient à ouvrir un album photo des temps anciens. C’est reprendre une partie de notre passé militant, c’est comprendre comment cet homme brillant qui souhaitait dans son discours d’investiture de 1984 « moderniser et rassembler la France » a été, dès 1985, sanctionné par les français en perdant 7 présidences de conseils généraux. Donnant ainsi raison à nos camarades communistes qui n’avaient pas voulu prendre de responsabilité dans le gouvernement de la rigueur en dénonçant la politique de libéralisation des marchés financiers de ce jeune premier ministre.

C’est aussi comprendre qu’aucun enseignement n’a été tiré de cet échec qui sera renouvelé un an plus tard en 1986. Echec cinglant aux élections législatives qui permettra à Jacques Chirac de devenir Premier Ministre sur fond d’envolée des cours de bourse, de chômage croissant, de remontée des profits et une baisse de la part des salaires dans le partage de la valeur ajoutée.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Jurys citoyens : un outil contre le populisme Par le groupe argumentaire de Rénover maintenant



La mise en orbite dans le débat pré présidentiel de la proposition de « jurys citoyens » comme outil de la démocratie participative par Ségolène Royal dimanche dernier a suscité une vague de réactions dont la virulence, d’abord dans les rangs socialistes, a surpris : populiste, anti-parlementariste, anti républicaine, irréaliste, irresponsable … maoïste, khmer rouge … et souvent de la bouche même de ceux qui, il y a peu, considéraient que Ségolène Royal n’avait pas d’idées.

L’un des axes forts de sa campagne est le projet de révolution démocratique douce qu’elle dévoile par touches successives. Outiller la démocratie participative procède de cette démarche. Les jurys citoyens sont l’un des outils de la démocratie participative. Celle-ci n’est pas en concurrence avec la démocratie représentative, contrairement à ce que certains de nos camarades veulent nous faire croire. Au contraire elle la complète. Notre démocratie repose aujourd’hui sur trois piliers :

- la démocratie représentative, que le projet socialiste propose de réformer, notamment par le mandat unique des parlementaires ;

- la démocratie sociale, qui est aujourd'hui négligée, et pour laquelle nous avons besoin de syndicats puissants et de règles nouvelles pour développer le dialogue social ;

- et la démocratie participative, qui permet l'expression des citoyens entre les élections, sur les questions qui touchent directement à leur vie.

Le projet des socialistes est le renforcement constant de la démocratie, et la refondation du pacte démocratique.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

George W. Sarkozy par Arnaud MONTEBOURG

Nicolas Sarkozy a traversé l'Océan Atlantique pour serrer la main de George W. Bush, se présentant comme « Sarko, l'Américain » . Que le Ministre de l'Intérieur aime l'Amérique et les Américains ne doit pas surprendre ; de la part d'un Français c'est même naturel. Que M. Sarkozy veuille se transformer en Américain peut sembler excessif, mais, à la rigueur, pourquoi pas, l'outrance fait partie du personnage. Mais qu'il confonde sciemment l'Amérique et son président est une faute politique majeure. D'une fusion personnelle revendiquée avec l'Amérique, il est passé à une symbiose avec son contestable Président. Ce n'est plus seulement « Sarko l'Américain » , mais « George W. Sarkozy » .

Aimer l'Amérique oui, mais laquelle ? Nous admirons celle de Martin Luther King, celle de Franklin Delano Roosevelt et de son dirigisme keynésien, celle du 1er amendement qui garantit la liberté d'expression, celle de Michael Moore dénonçant les compromissions du pouvoir, celle de Bob Wodward et de Carl Bernstein dans l'affaire du Watergate, celle de Ralph Nader et de son mouvement de citoyens environnementalistes quand Nicolas Sarkozy vénère celle de Wall Street, celle de l'ultralibéralisme qui multiplie les travailleurs-pauvres, celle de Guantanamo et celle de Carl Rowe et ses coups tordus, celle de Schwarzenegger et son populisme fiscal, celle aussi du scientologue Tom Cruise avec lequel il s'exhibait à Bercy il y a peu.

Au-delà des différences de goût, ce qui est frappant et inquiète, c'est le soutien qu'apporte le numéro 2 du gouvernement français à l'administration Bush. Outre la question éthique posée par un Ministre d'Etat qui fait sa campagne personnelle aux frais du contribuable français, les positions favorables de Nicolas Sarkozy sur la politique étrangère de l'administration Bush provoquent un malaise à la hauteur de l'enjeu et posent une interrogation fondamentale pour la France et l'Europe, surtout compte tenu du rôle joué par l'une et l'autre dans le passé récent.

Les lecteurs du Washington Post ont pu lire après la visite de Nicolas Sarkozy à la Maison Blanche, le commentaire suivant : « Nicolas Sarkozy a prononcé sans aucune honte un discours proaméricain. Il a eu le genre de rhétorique qu'on aurait attendue d'un responsable de l'administration Bush, particulièrement sur l'Iran, Israël et la lutte contre le terrorisme. » Un lecteur du New York Times du même jour a pu lire l'analyse suivante : « Il a utilisé son voyage pour se distinguer de ce qu'il considère comme la diplomatie maladroite de son gouvernement dans des crises comme l'Irak et le Liban ».

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Affaire GDF Suez : "Nous avons besoin des instruments politiques de maîtrise de l’énergie" par Arnaud Montebourg



Dans son intervention à l’Assemblée Nationale le Lundi 25 septembre, dans le débat sur le projet de loi relatif au secteur de l’énergie, Arnaud Montebourg stigmatise l’atteinte portée au patrimoine économique national et demande à ce que la France conserve les instruments politiques de maîtrise de l’énergie.

Nous sommes dans un débat sur les principes. Quelle place la nation accorde-t-elle aux outils pour l’exercice de sa volonté, et quelle place les marchés prendront-ils face aux besoins de la nation ? Le débat nation-marché devrait sensibiliser les gaullistes, si tant est que l’esprit gaulliste souffle encore sur les bancs qui nous font face (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) .

Réfléchissons ensemble à la place de certains outils qui nous permettent de maîtriser le destin de la France, son approvisionnement énergétique, le prix de l’énergie, l’égalité d’accès de tous à ce bien : est-il intelligent, utile, profitable de transmettre ces outils aux forces incontrôlées et déchaînées du marché ? Tel est l’enjeu du débat.

Vous n’avez pas de mandat pour porter une telle atteinte au patrimoine national. Vous n’avez jamais exposé au corps électoral les raisons que vous aviez de privatiser Gaz de France. Vos arguments dans ce débat ne résistent pas à l’analyse, et nous restons dans l’incertitude quant aux contreparties de cette opération de défaisance industrielle et de chirurgie financière. (Interruptions sur les bancs du groupe UMP)

Nous proposons donc de revenir devant les Français pour intégrer la question de la privatisation de Gaz de France dans le débat politique qui s’ouvre. Nous sommes à sept mois d’une échéance politique, mais vous refusez de permettre aux Français de nouer le contrat de législature sur la question de nos outils énergétiques nationaux.

Des expériences menées dans d’autres pays ont démontré ce que peut donner la privatisation des opérateurs énergétiques. (Interruptions sur les bancs du groupe UMP)

En Californie, le secteur de l’énergie a été privatisé il y a quinze ans, à l’unanimité de la droite et de la gauche ; suite à l’explosion des prix que cela a provoqué, et à l’incapacité des opérateurs privés à procéder aux investissements nécessaires, il a été décidé de renationaliser.

Nous avons besoin des instruments politiques de maîtrise de l’énergie. Il y a peu, a eu lieu un débat sur le patriotisme économique (« Ah ! » sur les bancs du groupe UMP) . Les patriotes ne se trouvent pas là où on le dit : Pechiney est parti, Arcelor également, les Russes sont à l’intérieur d’EADS, et c’est maintenant le tour de GDF. Vous êtes le parti de l’affaiblissement industriel de la France, et vous en rendrez compte devant la nation. Monsieur le ministre, souvenez-vous de ce que vous avez dit à plusieurs reprises, en mentant à la représentation nationale, sur l’affaire Arcelor ! (Exclamations sur les bancs du groupe UMP)

Mais il y a aussi l’affaiblissement diplomatique ; j’en veux pour preuve une certaine poignée de main (Même mouvement) à Washington. Le ridicule conjugué à l’impuissance est un bien triste spectacle ! (Brouhaha sur les bancs du groupe UMP) Nous nous battrons jusqu’au bout pour que vous retiriez ce texte ! (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste)

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Carte ou pas carte (scolaire) ?



À la suite des déclarations de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal, la presse s’est emparée du thème de la carte scolaire. De nombreuses « tribunes libres » évoquent ce sujet et le mettent sur le devant de l’actualité scolaire en cette période de rentrée. Il serait pourtant abusif de croire que cette question est récente. Depuis de nombreuses années déjà de nombreuses personnes, spécialistes de l’éducation, élus locaux, parents d’élèves, enseignants...évoquent ce sujet. Le groupe « éducation » de Rénover maintenant rappelle les termes du débat et avance plusieurs propositions.

Pourquoi une carte scolaire ?

La carte scolaire a été créée dans les années soixante dans une logique d’aménagement du territoire, et à l’appui de la création des collèges (uniques) d’enseignement secondaire. L’objectif était d’identifier les zones géographiques au sein desquelles il fallait construire des écoles, des collèges et des lycées. En raison d’une démographie forte, les besoins étaient quantitativement très importants. Par souci de saine répartition et gestion de la ressource publique, il a donc été décidé de rendre ce découpage définitif et contraignant. Cette organisation territoriale des établissements scolaires oblige donc les parents à inscrire leurs enfants dans une école, un collège ou un lycée public bien précis.

À cette époque, les préoccupations de mixité sociale étaient déjà présentes, mais nettement moins prégnantes qu’aujourd’hui. Les quartiers « défavorisés » étaient moins nombreux, moins concentrés géographiquement. Au fil du temps, cette préoccupation de mixité sociale est devenue de plus en plus forte. Rappelons que cette valeur fondamentale de la gauche est indispensable au progrès social. Bien évidemment l’école ne peut assumer seule cette tâche : obligation d’un certain pourcentage de logements sociaux dans toute nouvelle construction, désenclavement des quartiers dits « sensibles », amélioration des transports urbains, développement économique et commercial des zones sensibles, aides aux familles en difficulté, lutte contre les phénomènes de ghettos et le communautarisme... sont à titre d’exemples des actions indispensables, complémentaires de l’école, susceptibles d’améliorer la situation grâce à la mixité sociale.

Pourquoi la carte actuelle n’est-elle pas satisfaisante ?

De nombreuses critiques ont été émises contre cette organisation.

Disons le tout net, sur une grande partie du territoire national, la carte scolaire ne pose pas de problème particulier. L’équilibre atteint, principalement dans les zones rurales ou de faible densité urbaine, est satisfaisant. Le nombre de parents qui inscrivent leurs enfants dans un autre établissement que celui qui leur est normalement attribué y est faible (inférieur à 10 %). Dans certaines régions, le recours à l’enseignement privé, généralement confessionnel, trouve ses racines dans une culture, une tradition, là où l’enseignement catholique est fortement enraciné. La carte scolaire n’y est pour rien. Rappelons que ces établissements privés, même sous contrat d’association et donc financés par les fonds publics, ne sont pas concernés par cette sectorisation.

lire la suite

aucun commentaire - aucun rétrolien

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://ps91160.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Actualité, politique et vie associative